Son père, historien, lui transmet l'amour des connaissances ; sa mère, protestante, la foi. Passionné de biologie dès son enfance, Jean Piaget (1896-1980), dans l'ambiance darwinienne du début du xxème siècle, estime que le hasard ne peut expliquer à lui seul l'évolution des organismes. Lecteur de Pascal, de Kant, de Bergson et de son « élan vital », J. Piaget veut comprendre les conditions d'évolution des êtres vivants et particulièrement, les progrès humains : en quoi consiste l'intelligence et comment se constituent les connaissances ? Son interrogation, d'abord d'ordre philosophique, le conduit à étudier le développement de la pensée chez l'enfant, ce qui en fera l'un des plus grands psychologues du xxème siècle.
La grande nouveauté introduite par J. Piaget dans le champ de la psychologie est que les connaissances ne s'acquièrent pas par un processus cumulatif. L'individu les construit par ses propres actions : le développement de l'intelligence est le fruit d'un processus d'adaptation, dans lequel interagissent l'inné (les structures mentales) et l'acquis (la prise en compte du monde extérieur). J. Piaget invente ainsi un nouveau cadre théorique de référence pour la psychologie : le constructivisme.
Ses travaux sur les enfants, et en particulier les siens, l'amènent alors à découper le développement intellectuel en stades (stade des activité motrices, des opérations concrètes puis des opérations formelles), qui définissent les différentes étapes d'évolution vers la pensée abstraite de l'adulte. Mais cette description des stades a été complètement déconstruite par les recherches récentes en psychologie, faisant dire à certains que J. Piaget s'était entièrement trompé.
La plupart des psychologues actuels reconnaissent pourtant la fécondité des recherches de J. Piaget et de ses disciples, qui ont stimulé la psychologie du développement, tandis que le constructivisme ouvrait la voie à la psychologie cognitive. Reconnu en France dès les années 30, il faudra attendre les années 80 pour que la psychologie américaine (longtemps dominée par le courant behavioriste) lui ouvre ses portes, avec l'aide en particulier de Jerome Bruner.
La grande nouveauté introduite par J. Piaget dans le champ de la psychologie est que les connaissances ne s'acquièrent pas par un processus cumulatif. L'individu les construit par ses propres actions : le développement de l'intelligence est le fruit d'un processus d'adaptation, dans lequel interagissent l'inné (les structures mentales) et l'acquis (la prise en compte du monde extérieur). J. Piaget invente ainsi un nouveau cadre théorique de référence pour la psychologie : le constructivisme.
Ses travaux sur les enfants, et en particulier les siens, l'amènent alors à découper le développement intellectuel en stades (stade des activité motrices, des opérations concrètes puis des opérations formelles), qui définissent les différentes étapes d'évolution vers la pensée abstraite de l'adulte. Mais cette description des stades a été complètement déconstruite par les recherches récentes en psychologie, faisant dire à certains que J. Piaget s'était entièrement trompé.
La plupart des psychologues actuels reconnaissent pourtant la fécondité des recherches de J. Piaget et de ses disciples, qui ont stimulé la psychologie du développement, tandis que le constructivisme ouvrait la voie à la psychologie cognitive. Reconnu en France dès les années 30, il faudra attendre les années 80 pour que la psychologie américaine (longtemps dominée par le courant behavioriste) lui ouvre ses portes, avec l'aide en particulier de Jerome Bruner.
Martine Fournier
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